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Françoise Boulanger : Le processus d’apprentissage

Tout jeune enfant a une aptitude extraordinaire au langage, qu’il soit oral ou écrit. Il absorbe les mots avec une facilité étonnante pourvu que ceux-ci possèdent une charge affective et qu’ils soient proposés dans des situations fonctionnelles ou ludiques.

Pour le non-initié, il est surprenant de voir ainsi de jeunes enfants mémoriser des mots écrits avec une telle facilité et y trouver autant de plaisir. A ce stade, nommé "stade logographique" par les chercheurs, leurs repères sont uniquement visuels, ce qui est normal.

Il est surtout passionnant de les voir, spontanément, comparer, analyser les mots nouveaux, trouver des analogies. Par ex : avec galette, cassette, poussette, l’enfant perçoit qu’à un même groupe de lettres correspond une même sonorité. Avec maman, mamie, maison, miel, il va découvrir le son produit habituellement par la lettre ’m’ .... Ainsi, progressivement, en interaction avec l’adulte, grâce au dialogue qu’il a lui-même initié, il découvre des correspondances entre les lettres et les sons.

L’adulte est donc invité à observer l’enfant, à répondre à ses remarques, à l’accompagner et asseoir ses découvertes, à le "suivre" dans son apprentissage. C’est lui qui le guide dans sa progression.

Aucun enseignement, mais une aide à l’apprentissage. Selon l’expression d’une orthophoniste, il s’agit d’un auto-apprentissage accompagné.

Les théories des plus grands psychologues cognitifs actuels (Bruner, Vygotski) trouvent leur application dans ce que nous pratiquons. L’enfant réussit parce que nous prenons en compte les aptitudes propres à son âge et que nous nous adaptons à sa psychologie particulière.

En un mot, nous le respectons.